La vengeance est un plat qui se mange Hot !

It made my day – par Brownie Bradshaw

Depuis leur sortie ; j’ai le coup de foudre. L’objet de mon désir : les boucles d’oreille tribales de Dior. Incroyable : un prix dérisoire (sic) pour un hit accessoire so feminine, so hype so so so…. Malgré mon excitation… je me rends dans une boutique Dior deux mois après leur sortie. Ok I know…

Mise en DiorDans la boutique, une femme d’entre deux âges (j’adore cette expression française : les françaises détestent !) recouverte de vison, gesticule devant une vendeuse. La gestuelle des épaules la pauvre vendeuse me fait penser qu’elle aimerait être une tortue, juste là maintenant ! La femme visonnée gesticule toujours, se fait présenter une brouette de vêtements, d’accessoires… Elle boude, hésite, manipule, repose, reprend, minaude… Finalement au bout d’un quart d’heure ; d’un geste las magnifiquement manucuré, elle désigne 3 paires d’escapins, une jupe, un manteau. Puis soudain son visage semble se souvenir d’une course à faire « Rajouter une paire de Mise en Dior. ». La vendeuse prend alors un air de circonstance « Nous sommes désolés, Madame, cet article n’est plus disponible actuellement et les listes d’attentes sont closes ». La dame à la fourrure est abasourdie, l’information lui semble improbable. Mais la vendeuse reste impavide et se dirige vers la caisse. Elle emballe gracieusement les effets et encaisse le fruit de son labeur (et de sa chicissime patience). La dame toujours affreusement chiffonnée sort de la luxueuse boutique.

Finalement, j’avais fait le tour de la nouvelle collection. J’étais restée pour étudier le phénomène des beaux quartiers en vison.
Alors tant qu’à faire je m’approche de la vendeuse et lui demande « Bonjour, bon j’ai entendu mais comme je suis là ; je voulais savoir s’il n’y avait pas un petit truc pour trouver les boucles tribales… »

Et là, oh surprise, la vendeuse m’adresse un grand sourire
«  Il ne nous reste que les boucles nacrées blanches ou les gommes roses »

Elle me décrypte de haut en bas et trouvant une âme amie elle m’adresse un clin d’œil
« Des boucles à ce prix et à ce degré de rareté,
c’est pas pour le tiroir d’une enquiquineuse ! ».

J’éclate de rire ! Paie ma précieuse parure. Repars, autant ravie d’être la complice
de cette petite vengeance que d’avoir soufflé cet article tant convoité
sous le nez d’une cliente fortunée !

Un pays ou les vendeuses sont reines : It made my day!